Les entreprises successeurs

Les Entreprises « successeurs », après la faillite de 1885.

Afin d’échapper à une confusion autrement inévitable, je fais référence sur cette page à l’entreprise originale de Louis Benjamin Audemars (« Ls. Audemars & Cie ») comme « L’Ancienne Maison » (comme a fait la famille).

Elle a été active de 1811 à 1885 où elle fit faillite et fut liquidée.

Il y avait trois entreprises successeurs qui sont sorties des décombres de l’Ancienne Maison en 1885 ou 1886, établies par quatre petits-fils de Louis-Benjamin.  Aucune de ces maisons n’a duré longtemps. (Une quatrième serait établie à Londres dans les premières années du 20ème siècle – Lien). 

Audemars Frères – établie par Hector et Charles-Henri Audemars. Leurs montres sont recherchées par les collectionneurs et sont normalement de très haute qualité.  La fortune leur a souri jusqu’au jour où un client en Russie a “oublié” de payer une facture de Frs 150,000 et l’entreprise périclita en 1909.

François Audemars Fils – établie par leur frère aîné François.  Ses montres sont rares et soi-disant de très haute qualité. J’en n’ai jamais vu un seul exemple. Sa tentative était défunte avant la fin du 19ème siècle.

Louis Audemars & Cie – fondée par leur cousin Louis Audemars-Valette (mon arrière-grand-père). Au commencement, ses montres étaient de très bonne qualité mais des experts disent qu’elles se sont détériorées par la suite. Cette entreprise était en phase terminale aux environs de 1900.

Il a donné le même nom à son entreprise que celui de l’Ancienne Maison – ce qui doit avoir occasionné d’énormes confusions pour plus d’un siècle et qui continuent encore aujourd’hui. C’est possible que vous en soyez victime – continuez donc de lire…..

Au cours du déclin de l’Ancienne Maison, François et Louis achetaient des quantités d’ébauches et mouvements afin de les terminer à leurs propres comptes et de les revendre dans l’espoir de sauver la maison de la faillite.

(Nous n’avons pas d’information sur des produits achetés par Hector et Charles-Henri, mais on peut supposer qu’ils en ont également repris des quantités. Nous savons aussi qu’ils coopéraient avec leur frère aîné et il est bien possible qu’ils utilisaient les articles qu’il avait repris).

Mais les problèmes financiers étaient insurmontables et malgré leurs efforts l’Ancienne Maison fut liquidée en 1885. Louis et François se trouvèrent en possession de stocks qu’ils ont utilisés pour l’établissement de leurs propres entreprises successeurs.

Les numéros de série typiques de l’Ancienne Maison disposent normalement de trois, quatre ou – pour la plupart – de cinq chiffres. Quand ces stocks « hérités » se sont épuisés, Louis commença à marquer ses produits avec des numéros à six chiffres.

Il est donc très improbable qu’une montre signée « Louis Audemars » avec un numéro de série à six chiffres soit un produit de l’Ancienne Maison. Ce sont presque toujours des produits de l’entreprise successeur de Louis, avec le même nom.

Une indication supplémentaire est qu’habituellement, il signait ses produits « Ls. Audemars, Genève », et non pas « Ls. Audemars Brassus », ou « Brassus et Genève ».

Plus tard, ses produits étaient d’une qualité inferieure, et souvent basés sur des mouvements ou ébauches achetées chez d’autres fournisseurs.

Nous n’avons aucune archive pour la maison successeur de Louis Audemars-Valette.  Il se peut qu’il y ait des archives pour Audemars Frères et François Audemars Fils, mais je n’en ai jamais entendu parler.

Audemars Frères et François Audemars Fils ont marqué leurs produits avec des numéros à cinq et à six chiffres.  Il est raisonnable de croire que ceux à cinq chiffres pourraient être de matériel « hérité ».

Louis a repris beaucoup plus que François. Il avait contracté un « très bon » mariage et je crois bien qu’il s’est servi de l’argent de sa femme, Ernestine Valette.

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